Publier en ligne – Partie 1 – Un choix pour vos textes ?


La publication en ligne est la première des options envisageables pour donner de la visibilité à vos oeuvres. Accessible, facile, peu coûteuse et même souvent gratuite, elle sera la première marche de l’escalier vous menant à la gloire, celle-ci n’étant cependant jamais garantie, car nombreux sont ceux qui négligeront les marches suivantes.

Publier en ligne est l’option de premier choix… en jouant sur les mots, bien sûr, car si « premier choix » exprime communément le « meilleur choix » possible, le but ultime à choisir, l’option souhaitée et convoitée par tous, j’exprime ici le fait que pour un débutant, le « seul choix » s’offrant à lui sera sans doute celui-là.

Si au début d’une aventure, une seule voie se présente à vous, il s’agit bien d’un premier choix, n’est-ce pas ? 😉

Mais qu’est-ce donc, la publication en ligne ?

Clarifions les choses dès le début : la publication en ligne n’a aucun rapport avec l’orientation des suites de caractères, même si, dans nos belles contrées, nous écrivons en lignes successives, les Chinois en colonnes et les journaux occidentaux en colonnes de courtes lignes. Il ne s’agit pas de cela.

En ligne sur le fil

En ligne sur le fil

Le terme « en ligne » (online en anglais) remonte à l’époque des premiers serveurs de données, des BBS (Bulletin Board Systems) et autres services informatiques ancêtres du Web. Le seul moyen pour accéder aux informations voulues était de passer par un terminal ou un ordinateur relié par « une ligne téléphonique », dont on a retenu le nom.
La notion de connexion par ligne s’est étendue aux réseaux internet puis aux accès sans fil (Wi-Fi & Co).

Il est assez paradoxal de consulter un site « en ligne » au moyen d’un « réseau sans fil », mais c’est le quotidien du monde informatique. Le passage à la ligne dans un texte s’appelle bien « Retour Chariot » (Carriage return en anglais) en référence au chariot des vieilles machines à écrire que ne connaissent pas les plus jeunes d’entre nous.

Publication immatérielle pour une oeuvre concrète

La publication en ligne est donc avant tout une mise à disposition, sur un serveur informatique, d’une version immatérielle de votre oeuvre que vous avez mis pourtant tant d’effort à matérialiser. La lecture de cette oeuvre s’effectue depuis un ordinateur, une tablette ou tout dispositif électronique capable d’accéder avec ou sans fil à ce serveur.

Si certains serveurs particuliers existent encore, résidus d’une autre époque (les fameux BBS, Usenet, et quelques autres offres propriétaires), l’offre de services en ligne se fait dans une proportion écrasante par la multitude de sites Internet.

Il suffit alors de connaître l’adresse du site à consulter, ou d’en trouver par de simples recherches, pour s’y rendre et lire les précieux textes, en quelques clics.

Un site pour publier en ligne, ça fonctionne comment ?

C’est très simple, mais peut prendre des formes extrêmement variées.

Il peut s’agir d’un site Web traditionnel, ou d’un forum (avec quelques restrictions importantes), ou un blog.

Le point commun, c’est de pouvoir y exposer un texte accessible librement à la lecture par les internautes. Le site sera soit personnel soit multi-auteurs, dans le premier cas, l’auteur le construit souvent lui-même, dans le second, l’auteur participe au contenu d’un site créé pour une communauté littéraire.

Il existe de nombreux forums littéraires qui ont l’avantage de faciliter et même d’encourager la collaboration entre ses membres afin de lire, commenter, conseiller les textes des uns et des autres. Les forums sont donc d’excellents lieux de rencontre pour partager sa passion et progresser dans l’écriture. Revers de la médaille, les forums deviennent très vite un inextricable fouillis où il est difficile de retrouver un texte, et où les nombreux commentaires, pas toujours en rapport avec le sujet, noient quelque peu le poisson.

Les blogs sont généralement monolithiques et gérés par un seul auteur (bien qu’il existe des blogs communautaires et même en accès libre), ce qui permet de mieux gérer son évolution. Néanmoins, les blogs sont très orientés « chronologie » ce qui n’est pas forcément la meilleure façon d’accéder aux différents textes d’un auteur.

Un site (je sais, les blogs et forums sont aussi des sites, mais je parle ici de sites qui ne sont ni blog, ni forum) spécialisé dans la publication de textes en ligne sera donc généralement mieux adapté à la présentation des textes s’il peut s’affranchir de l’éternelle classification chronologique et offrir d’autres services indisponibles sur les déclinaisons classiques des grands standards (WordPress pour les blogs, phpBB & Cie pour les forums).

Un exemple pour fixer les idées : Babelweb

Pour qui n’aurait jamais visité un site de publication en ligne, je vais donner un exemple : Babelweb, le site des auteurs amateurs

Babelweb LogoSur ce site, dédié à la publication de textes d’auteurs amateurs, les textes sont accessibles par genre, ou par auteur, par nom ou par nombre de contributions. Une interface plus simple et plus épurée mettant le texte en évidence, plus que les multiples autres liens vers mille options et publicités, rendent la lecture plus zen et agréable.

Faites également un tour par le « Répétoscope » donc nous reparlerons lors d’un prochain article, illustration des services originaux que peuvent offrir certains sites.

Il est assez facile de trouver sur Google de nombreux sites littéraires, mais si vous en exprimez le besoin, je pourrais publier prochainement un article dédié à l’évaluation des meilleurs d’entre eux. À vous de vous manifester dans les commentaires, ci-après.

Les avantages de la publication en ligne

Après avoir défini le site de publication en ligne et comment ça marche, nous verrons dans la suite quels sont les avantages et inconvénients de cette formule. Et surtout, à qui se destine cette forme de publication.

Où en sommes-nous dans notre série d’articles ?

Série « Publier sous quelle forme ? »

Introduction : (12/11/2012)
Le livre papier : (Partie 1 – Partie 2)
Publier en ligne : (Partie 1 – Partie 2)
L’eBook sous toutes ses formes
L’ePub sous toutes ses formes
Les médias pour textes courts
Synthèse : comment faire votre choix ?

À bientôt pour la suite, avantages et inconvénients de la publication en ligne.

En attendant, je vous invite à indiquer dans les commentaires si vous avez déjà eu recours à la publication en ligne et si l’expérience vous a été favorable.


  1. Bonjour,

    Je n’ai jamais publié en ligne, hormis des articles dans des blogs.

    Je me demande d’ailleurs s’il ne vaut pas mieux d’abord chercher à être publié par un éditeur ayant pignon sur rue, et garder l’option en ligne comme deuxième choix.

    Bref, viser le soleil avant la lune…

    L’analogie vaut ce qu’elle vaut, mais il est plus facile de décrocher un emploi dans une PME après avoir travaillé dans une multinationale, que l’inverse.

    Joyeux Réveillon 😉

    • Bonjour Fabian,
      Si l’on peut atteindre le soleil immédiatement, c’est le Graal. Mais c’est un itinéraire plutôt rare. Je connais par contre quelques personnes ayant publié d’abord en ligne, puis réussi à placer une nouvelle dans une revue littéraire pour enfin un jour, convaincre un éditeur. C’est le cas de quelques auteurs ayant débuté sur BabelWeb (voir article).
      Dans leur biographie, nombreux sont les auteurs réputés qui décrivent ce chemin de persévérance par étapes.

  2. Bonjour Thierry,
    Si j’avais eu tes conseils plus tôt, j’aurais certainement moins galéré…
    Merci de nous faire partager ton expérience.
    Pour ma part, après bien des péripéties, j’ai publié mon premier ebook « Les 7 secrets antistress instantanés et gratuits ».
    Il a eu un petit succès car j’en ai vendu plus de 1200 exemplaires !
    Bravo pour ton blog
    Prends soi de toi
    Luc Mister No Stress

    • Bonjour Luc,
      Nous galérons tous au début… cela nous forge une expérience que l’on peut ensuite partager.
      1200 exemplaires sont déjà un très beau succès. Félicitations. 🙂
      L’avantage avec un e-book, c’est que malgré le succès, tu ne risques pas une rupture de stock. Un argument de poids, sans prévisions de ventes.

  3. Bonjour Thierry et bonne année!

    Merci pour cet article très intéressant! Il est assez instructif. Merci également aux commentateurs, car leurs commentaires m’ont apporté quelques éclaircissements supplémentaires.

    J’ai à mon actif des milliers de pages qui dorment dans des tiroirs. Je deviendrais peut être célèbre à titre posthume? Qui sait?

    Laufer vous salue bien!

    • Bonjour Laufer,

      Les tiroirs sont probablement les plus grands fonds éditoriaux de la planète 😉
      Mais je me verrais bien dans la peau d’un explorateur chargé d’investiguer ces tiroirs pour y trouver la pépite 🙂

  4. Je suis comptable et ma passion est l’écriture !!!
    j’écris des petites histoires pour mes amis et j’aimerai moi aussi vider mes tiroirs.
    Je souhaite me lancer dans la publication
    mais je ne sais pas quelle porte ouvrir.
    Merçi de me renseigner.

    • Bonjour delobel,

      Un comptable qui aime écrire m’évoque d’emblée « Des chiffres et des lettres » 😉
      Quand on se décide enfin à partager ce que l’on écrit, vider les tiroirs n’est qu’une question de temps. Passer le barrage psychologique d’une certaine pudeur est un préalable indispensable.
      Par la suite, commencer par les sites de textes permet de se mesurer à l’avis d’un premier public.
      Si je peux lire l’un ou l’autre texte, je pourrai aussi donner un avis personnel (par mail privé).

      À bientôt

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